Le Clos de la Louve héberge une meute qui prône le vivre heureux, dans la convivialité, l’ouverture et le lien au vivant. Ce lieu collectif est basé à Cramans, dans le Jura (39), depuis 2023. Via leur association, ses habitant·es organisent différents événements créateurs de liens, notamment des marchés festifs de producteur·ices locaux.
Un lieu qui remet les liens au centre
Le Clos de la Louve c’est, en premier lieu, un cocon soutenant pour vivre heureux·ses et donner vie aux passions : un terreau fertile, durable et soutenable dans le temps, d’un vivre ensemble qui crée du soin, de la solidarité, et de la joie. La meute y expérimente la coopération et un mode de vie qui tend vers un idéal écologique, en avançant patiemment et dans la bonne humeur.
Les 2 hectares de terrain, entretenus selon les valeurs de la permaculture, sont l’occasion de renouer avec le vivant, par un lien fort et particulier aux animaux et à la végétation environnante, tout en cherchant à produire de l’alimentation et héberger les différentes activités professionnelles des habitant·es (boulangerie, chèvrerie).
Par ailleurs, le collectif souhaite profondément s’ancrer sur le territoire, créer des liens avec les personnes aux alentours, même différentes. L’entraide et l’ouverture s’y cultivent de différentes manières : coups de main de voisinage, cours de yoga ou zumba, participation au conseil municipal, activités professionnelles ultra locales, etc.
Le lieu héberge aussi une association. Son mot d’ordre : convivialité ! Les événements phares du Clos de la Louve sont ses marchés festifs de producteur·ices. Chaque mois pendant la belle saison, ces soirées laissent raisonner rires et discussions dans tout le jardin. Une centaine de personnes – de tous milieux, sensibilités, ancienneté – y passent pour faire quelques emplettes, ou se poser avec une bière artisanale locale et un dîner sur le pouce. La proximité d’une gare (Arc-et-Senans à 3 km) facilite l’ouverture du lieu, pour des chantiers participatifs, semaines en volontariats et autres séjours thématiques.
Pour les loups et louves du Clos, ces liens sont une forme de résistance douce, dans un monde qui prône l’individualisme et la haine des différences. Créer des ponts et entretenir l’entraide locale, c’est croire encore en la force du collectif pour créer une forme d’autonomie – non pas autarcique, mais collective.
Rapide historique du projet
Le Clos de la Louve a été fondé par 4 personnes : Arthur, Manon, Laure et Patrick. En septembre 2026, Arthur et Manon quittent le projet, suite à des divergences de vision qui se répercutent sur la qualité des liens interpersonnels. Iels se sont installés à 4 km, dans le village voisin, pour monter un autre collectif : la B’Arc. Aujourd’hui, les deux projets continuent à grandir ensemble et nourrir leurs connexions.
Le vivre-ensemble au Clos de la Louve
Au Clos de la Louve se partage un quotidien organique et convivial. Chaque foyer a un appartement autonome. Ainsi, les moments ensemble sont vraiment choisis. En été, les repas se partagent dehors ; en hiver, les occasions ne manquent pas de toquer les un·es chez les autres et s’inviter à manger.
En parallèle de cette convivialité “à la bonne franquette”, le projet repose sur un fonctionnement très structuré.
- Un conseil de la Louve toutes les deux semaines, en plénière, pour prendre ensemble les décisions structurantes, échanger sur les sujets du moment ou encore transmettre les tâches à réaliser.
- Des commissions, responsables des différentes thématiques du projet : accueil, jardin, tiers-lieu, finances, travaux, communication.
- Un week-end collectif chaque trimestre, constitué de travail sur les sujets de fond, de chantiers participatifs, d’approfondissement et soin des liens interpersonnels, et de convivialité.
- Des cercles émotions chaque mois, pour partager comment chaque personne se sent dans le projet.
La meute et ses activités
Début 2026, 9 personnes vivent au Clos : 8 adultes et un enfants, répartis en 5 foyers. La meute cherche à s’agrandir pour atteindre, à terme, 7 foyers habitant sur place. Le collectif s’entoure d’une communauté de loup·ves satellites venant ponctuellement partager des tranches de quotidien. Car plus on est de fou·lles, plus on rit !
Chaque habitant·e mène son activité professionnelle, sur place ou en dehors du lieu. L’activité rémunératrice n’est pas mutualisée, ni portée par le lieu, comme ça l’est dans d’autres oasis. Pour la meute, c’est une brique de stabilité et de pérennité, tout comme le fait d’avoir des appartements indépendants.
Le lieu héberge différentes activités entrepreneuriales des habitant·es :
- Laure donne des cours de yoga et développe son activité de thérapeute.
- Emile a installé son fournil de pain au levain.
- Pat’ soutient l’émergence et la mise en réseau des initiatives locales via l’association Le Relais Coop’.
- Lolo se lance comme cuistot-maraicher.
- Nono monte sa chèvrerie.
Le collectif tient ensemble un gîte de 14 couchages. Cette activité partagée contribue au modèle économique, mais aussi la transmission des valeurs du lieu, notamment via l’accueil de séjours autour de l’écologie, du bien-être et de la culture. Les bénéfices permettent de faire vivre et grandir le lieu, l’objectif n’est pas de rémunérer les habitant·es.
Le soutien de la Coopérative Oasis
La Coopérative Oasis a financé le Clos de la Louve à hauteur de 190 000 € sur 10 ans. Cette somme a permis de rembourser des associé·es sortant·es et de rénover les combles pour accueillir un foyer de plus. Par ailleurs, la Coopérative Oasis accompagne le Clos de la Louve pour lui permettre de naviguer le collectif, de dépasser les problématiques qui se présentent au fil de l’eau et de structurer les briques juridiques et financières.
Pour aller plus loin
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