Nichée dans une combe aux pieds des Trois Becs dans la Drôme, l’Aube est un « lieu de vie partagée joyeux, solidaire et engagé vers une bascule écologique et sociale » abritant sous ses toits une quinzaine de personnes. Projet d’accueil de tout temps, on vous raconte son histoire singulière à l’origine du projet de foncière de la Coopérative Oasis…
L’Aube qui se transmet
Son histoire commence à la fin des années 1970, quand Louis (ancien prêtre) et son épouse Mary venant de Belgique s’installent sur ce terrain. Lui, transmet. Elle, peint. C’est un endroit où les gens viennent aider ; à bâtir, à construire pour rapidement devenir un lieu de stages et de partages.
Au décès de Louis, Mary continue avant de transmettre à son tour la gestion à Hugues, président de l’Association Accueil et Échange et à un collectif qui poursuivra jusqu’en 2022. A cette date le lieu fait l’objet d’une donation au fonds de dotation Fraternité pour Demain qui en confie la gestion à la Coopérative Oasis qui y installe le collectif de l’Aubascule.
Naissance des Aub’ijoies
La Coopérative Oasis n’ayant pas vocation à gérer directement un écolieu, c’est là que le joyeux collectif de l’Aubascule voit le jour. Composé de 6 personnes à sa base, Lise, Yannick, Blanche, Julien, Vincent et William, toustes (enfin presque) se rencontrent lors du parcours de formation de la Pépinière Oasis en 2021 et tissent un lien déjà fort avant de se retrouver pour vivre cette nouvelle aventure collective !
Aujourd’hui c’est un collectif original, un peu nomade, d’horizons et parcours totalement différents, intergénérationnel, rarement en dessous de 12 à table et où parfois on a pu entendre parler cinq langues.
Le groupe aime passer du temps ensemble, au jardin, en balade, à l’atelier, en tournois de babyfoot endiablés, lors de nos moments Aub’épine pour prendre soin du lien, du Nous, sur place mais aussi ailleurs
L’implication dans le réseau des oasis
La majeure partie des fondateur·ices du projet est en lien avec la Coopérative Oasis : membre du comité stratégique, bénévoles, mentor à la Pépinière Oasis, créateurice du groupe de travail des oasis solidaires (lire le tour à vélo des écolieux solidaires du sud-est). Le groupe est aussi accompagné par la coopérative, bref, c’est une histoire de confiance et d’amitié qui se tisse depuis plusieurs années. Et parce que c’est important de partager, qu’il en faut pour tout le monde, aujourd’hui le lien continue d’être nourrit ! Avec des accompagnements (encore !) juridique, financer et humain, pour l’ensemble du collectif, l’accueil du séminaire stratégique printanier de la coopérative, la rencontre des oasis locales Drôme-Ardèche-Isère, le séminaire du RAHP et pour la troisième année, le lancement de la Pépinière Oasis à laquelle bon nombre de membre du collectif sont attaché·es.
Les activités et jeux de mots
Il y a trois volets principaux :
- Aub’uisiness : pôle d’accueil de stages qui perdure, danse, clown, educ’ pop’, Fertiles et ses
PaCoo’, le lancement de la Pépinière Oasis, il y en a pour tous les goûts. - Aub’ienvenue : pôle d’accueil solidaire l’Aube c’est un lieu de vie partagée entre ses résident·es
et des personnes vivant un moment de vulnérabilité. - Aub’inette : pôle permacole où l’on a à cœur de développer et expérimenter divers projets avec
les principes de la permaculture et de l’agroécologie dans l’intention de tendre vers toujours plus
de sobriété.
Mais aussi Aub’istrot pour la culture, Aub’ricolage pour la maintenance, Aub’ureau pour l’administratif,
Aub’icyclette pour la mobilité douce…
L’Aube compte aussi quelques routines comme les chantiers participatifs et les jeudis low tech pour pimper les locaux, les mercredis au jardin, tous les trois mois, trois jours hors les murs, un accompagnement trimestriel autour de l’humain, les lundis soirs ensemble et bientôt les soirées africaines !
Une Oasis de Biodiversité
Outre le fait que cela fasse parti de l’accord entre la Coopérative Oasis et le collectif de l’Aub’ascule, devenir une Oasis de Biodiversité est pour le collectif la découverte d’une nouvelle aventure qui participe à la mise en oeuvre d’une de ses valeurs, celle de prendre soin du Vivant.
Elle rend curieuse, créé des échanges, donne des idées.
Dans les clauses de l’Obligation Réelle Environnementale (ORE), le collectif a choisi d’interdire tout intrant chimique, les coupes rases sur son tout petit bout de forêt en autorisant les éclaircies pour permettre aux quelques feuillus au milieu des pins de pousser, avoir une fauche raisonnée tout au long de l’année, protéger les orchidées de plus en plus présentes, …
Les habitant·es peuvent observer la nature se rapprocher à travers ces espaces.
Membres du collectif : Dantine, Omar, Charlotte, Stéphanie, Stéphane, Gwendal, Lamine, Julien, Mathieu, Lise, Yaya, Guillaume, William, Vincent.