Notre épargne finance le dérèglement climatique grâce aux banques françaises…

Ce n’est pas un raccourci de dire que notre épargne finance le dérèglement climatique grâce à des banques Françaises.. Lucie Pinson, Reclaim Finance

Lucie Pinson est fondatrice de Reclaim Finance, une ONG qui veut mettre la finance au service de la justice sociale et climatique.  Elle milite depuis 15 ans pour que les banques arrêtent d’investir dans les projets climaticides.

Aujourd’hui, la majorité des Français·es ont leur épargne placé auprès des grandes institutions bancaires. Ces institutions continuent de financer le dérèglement climatique en apportant des prêts et des services financiers aux entreprises qui développent de nouveaux projets pétroliers et gaziers.

De 2016 à 2022, les banques françaises ont alloué 130mds$ de financement aux 100 entreprises qui sont à l’avant-garde de l’expansion des énergies fossiles.

Sur l’épargne en particulier, qui représente 6000mds€ d’actifs, environ la moitié n’est pas du tout fléché. Ça veut dire que les banques peuvent décider de ce qu’elles font de cet argent-là. Pour l’autre moitié qui fait l’objet d’un fléchage, on se rend compte, malheureusement, que seule une petite partie de l’argent va à des activités qui sont bonnes pour le développement du territoire ou la transition écologique.

Il y a une multiplication des produits financiers aux appellations fortes alléchantes : verts, durables, planète ou responsable… Mais encore une fois, dès qu’on passe ces produits financiers au crible, ces appellations ne tiennent pas l’épreuve des faits, des chiffres, et que très souvent on trouve des entreprises qui continuent d’allouer la majorités de leurs investissements  dans le développement de nouveaux projets extrêmement polluant.

Aujourd’hui on voit une prise de conscience, il y a de plus en plus de gens qui se posent des questions sur l’usage qui est fait de leur argent. Pourtant, cela reste bien en deçà de ce qu’ils peuvent faire à travers un changement de leur alimentation, mobilité…alors que pourtant la finance c’est le poumon de l’économie ! Il est urgent aujourd’hui de s’intéresser à l’usage qui est fait de notre argent.

Il existe des produits d’épargne classiques mais il est également possible de placer son argent auprès de porteur·euses d’alternatives comme des coopératives qui vont faire un travail d’accompagnement et de financement des projets sur les territoires.

Source bilan carbone

—- Sources sur les financements des banques :




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Daphné Vialan

Daphné Vialan est passionnée par la vie en collectif et le vivre-ensemble. Elle a habité plusieurs années à l’Arche de Saint-Antoine, et habite maintenant au sein d’un collectif en formation au Nord d’Agen.

Elle accompagne des collectifs à prendre soin de leurs relations au sein de la Coopérative Oasis.

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Entrepreneur dans sa vie d’avant, il a cofondé plusieurs initiatives coopératives et associatives, dont une entreprise en gouvernance partagée dans le domaine de l’emploi (8 salariés) et un tiers-lieu de 3000 m² à Nantes (La Cantine).

Il a accompagné plus de 100 écolieux en projets ou existants depuis 2021.

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Après une première expérience comme consultant en stratégie auprès de directions générales, Ramïn s’est tourné vers l’éducation pour agir sur les enjeux sociétaux à la racine.

Il a d’abord enseigné au collège et au lycée, avant de fonder une école Dynamique à Paris en 2015 puis l’écovillage de Pourgues en Ariège en 2017. Cette expérience l’a conduit à transmettre et accompagner d’autres collectifs.

Depuis 2018, il a formé plus de 250 personnes et accompagné plusieurs projets sur les questions de raison d’être, gouvernance, organisation et transformation des conflits.

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Portrait Coralie Darsy

Après quelques années d’ingénierie dans l’eau et l’environnement, Coralie a été éducatrice Montessori.

En 2021, elle devient bénévole à la Coopérative Oasis pour lancer la Pépinière Oasis, puis rejoint pleinement l’équipe en 2022 pour coordonner les formations.

 

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Mathieu a été chercheur sur les changements climatiques puis consultant en gouvernance carbone avant de diriger l’association Colibris de 2014 à 2020, où il a initié et coordonné le projet Oasis. Il a alors co-fondé la Coopérative Oasis dont il est président directeur général.

Mathieu est également impliqué dans plusieurs lieux : coordinateur du Centre Amma/la Ferme du Plessis, fondateur et représentant légal de l’écohameau du Plessis et fondateur et ancien président de la coopérative CitéCoop qui gère plusieurs tiers-lieux à Paris.

Au fil des années, il a contribué à l’émergence de plus d’une centaine d’oasis et développé une connaissance approfondie des différents modèles, juridiques comme humains.

Mathieu est un accompagnateur hors pair pour aider à la structuration et au développement de projets collectifs.