Clément Tremblay est un sociétaire de 32 ans qui a décidé de mettre ses économies sans différentes coopératives dont la Coopérative Oasis. Même si ce sont des petites sommes, elles ont un sens politique selon lui. Tous les jours, il vote avec l’épargne qu’il place dans les oasis !
J’essaye par tous les moyens que j’ai d’accélérer la transition. Je le fais par mon boulot, dans ma vie de tous les jours, par mon engagement associatif… Et aussi grâce à mon argent !
J’ai participé à la construction d’un habitat partagé (Le Moulin Bleu) et la Coopérative Oasis a financé ce projet. Par la suite, j’ai voulu y investir un peu d’argent et ne pas le laisser dans une banque.
Dans une banque, je ne sais pas où va mon argent. Il y a beaucoup trop de livrets avec de nombreuses dénominations de vert ou pas vert. J’ai essayé d’entrer dans des fonds et de comprendre dans quelles entreprises ces fonds mettent de l’argent, mais c’est extrêmement compliqué et flou. La définition d’une entreprise verte varie sérieusement entre un banquier et le reste du monde ! Par exemple, si le fond s’engage à ne pas investir dans le charbon, cela ne veut pas dire qu’il va investir dans un projet vraiment positif pour l’économie.
Pouvoir choisir moi-même les projets dans lesquels je veux mettre de l’argent ça me permet d’être sûr et certain d’où va mon argent. Ça vaut le coup qu’il y ait plus de personnes qui prennent conscience de l’argent qu’ils ont et du pouvoir qu’ils peuvent avoir avec. C’est une forme de vote là où on met son argent finalement ! Ça a un impact politique qui est intéressant et qui vaut le coup d’être utilisé, même si c’est 3000€ comme moi j’ai mis.
Je suis très reconnaissant envers la Coopérative Oasis d’avoir financé le projet dans lequel je suis et j’ai confiance dans le fait qu’ils vérifient les projets dans lesquels ils investissent.
On a besoin de ces lieux différents pour pouvoir construire une économie différente, et j’ai confiance dans la Coopérative Oasis pour le faire.