Chantal Mutel, 75 ans, comédienne et psycho-pédagogue, vit à Paris. Après avoir découvert Pierre Rabhi en 2002, elle est devenue membre du Mouvement Colibris. En 2020, pendant le confinement, elle a décidé de soutenir les oasis en plaçant une grande partie de son épargne dans la coopérative oasis.
J’ai commencé à cotiser en tant que Colibri, en donnant 10 € par mois. Mais je n’avais plus envie de donner de façon anonyme ! J’ai repéré un projet d’écolieu qui me plaisait où il y avait un projet artistique. À mon âge, je ne souhaite pas repartir dans des communautés, mais les soutenir pour que ça marche ça me plaît ! D’autant que les banques ne prêtaient pas tellement à ce moment-là….
J’avais l’héritage d’un appartement, quand ma mère est décédée en 2011, et cet argent dormait à la banque. J’en ai gardé un peu pour vivre (j’ai placé le reste) et si j’ai besoin de cet argent un jour, la Coopérative Oasis m’assure qu’elle pourra me rendre des parts : je fais confiance ! Je ne vois pas pourquoi je serais plus en confiance avec les banques, il y a des crashs aussi de leurs côtés. J’ai d’ailleurs eu la preuve : une amie qui avait placé a eu des problèmes et on lui a remboursé ses économies.
Pour moi, c’était placer (mon épargne) mais aussi participer au projet de la Forge du Vallon. J’ai eu un coup de foudre sur le projet et sur l’endroit qui m’a plu énormément.
Pourtant, je n’ai pas envie de m’engager plus. J’ai une vie de famille, j’ai un petit-fils, j’aime bien Paris et mon indépendance, mais l’idée de pouvoir aller régulièrement faire ma part ça me convient !
C’est ce genre de projets qui me donnent envie de vivre et de me dire qu’il y aura un monde futur pour nos enfants et petits enfants !