Pour sa 7ème édition, le Festival Oasis a posé ses valises en Ariège, à l’écovillage Sainte Camelle. Près de 750 festivaliers et festivalières, habitants et habitantes en oasis et curieux et curieuses, se sont donnés rendez-vous durant 5 jours pour débattre, apprendre, transmettre, créer, danser, rire et chanter.
Ce que vous trouverez dans cet article :
- Une vidéo récap’ et les photos de l’évènement
- Les podcasts complets des conférences plénières et des tables rondes
- Des synthèses de la programmation
- La listes des 130 activités proposées
- La présentation par Starhawk de la cérémonie de clôture, la danse de la spirale
- Le bilan financier
Comment les oasis peuvent-elles inspirer la société, plus largement ?
Pour répondre à cette question posée en ouverture du Festival Oasis, Laure Noualhat, journaliste à Reporterre (partenaire de l’événement), écrivaine et réalisatrice, a mis autour de la table le philosophe altermondialiste Patrick Viveret, la créatrice de fictions Camille Chaudron aka Girl Go Green, la vice-présidente du Conseil régional d’Occitanie Agnès Langevine, et l’instigatrice de l’Oasis du Coq à l’âme Danièle Bacheré.
Patrick Viveret y a notamment amené la notion d’archipel, faisant le lien entre ce concept pensé par Edouard Glissant et les oasis : « des formes comme les oasis sont très intéressantes car elles ont chacune des identités racines fortes, tout en ayant la capacité d’entrer en relation les unes avec les autres lors d’événements comme le Festival Oasis. Tous ces acteurs vont pouvoir ensemble co-construire un commun, mais qui ne naît sous l’hégémonie d’aucun d’entre eux », ajoute-t-il.
Agnès Langevine, quant à elle, voit la portée de ces lieux au niveau de la région Occitanie : « ce que je peux mesurer, c’est en quoi ces lieux vivants, sont vus comme une menace par l’extrême droite. Or ces oasis contribuent à mettre en œuvre du vivre-ensemble, et nous permettent de penser et de co-produire des dispositifs d’accompagnements, des façons pour nous élus de modifier notre prisme ». « On est porteurs d’un nouveau narratif, et a besoin de le donner à voir, à vivre, et ce que font les oasis », enjoint Camille Chaudron.
Écouter l’intégralité de la table ronde :
Préservation des oasis : quelle pérennité face aux logiques de marché ?
Ce nouveau narratif est venu s’incarner très concrètement lors de la deuxième table-ronde du festival, animée par Laurie Debove, rédactrice en cheffe de la Relève et La Peste, partenaire de l’événement. Comment pérenniser les projets d’oasis, qui favorisent le lien social et la sobriété ? Comment éviter que ces engagements bénévoles considérables ne soient un jour perdus, voire récupérés par le capitalisme ? Après plusieurs décennies d’expérience, quelles sont les stratégies des oasis pour sortir durablement des logiques de marché et sanctuariser leur dimension écologique et sociale ? Pour répondre à ces questions, Mathieu Labonne, président directeur général de la Coopérative Oasis, Clémentine Azam, maître Laurent Aguilar, notaire, et Dominique Schalck ont chacun apporté leurs éclairages, et ont fait un focus sur le dispositif encore méconnu des Obligations Réelles Environnementales, qui permet de préserver des lieux sur 99 ans. Il s’agit d’un contrat conclu entre un propriétaire (privé ou public) désireux de protéger l’environnement chez lui de façon pérenne et un cocontractant, au choix, une collectivité, une association de défense de l’environnement, un conservatoire d’espaces naturels ou un parc naturel régional, etc.
« Les oasis cherchent différents moyens de garantir à long terme les valeurs et les efforts faits par beaucoup de personnes. De plus en plus les projets se montent comme des communs, pour sortir des risques à long terme de la propriété collective, mais les ORE constituent aussi une forme de protection du travail de régénération écologique. Avec le soutien du Fonds Fraternité pour Demain, nous sommes ravis de pouvoir accompagner et financer 20 ORE dans des oasis dès cette année », précise Mathieu Labonne.
À l’occasion de cette table ronde, plusieurs écolieux du réseau des oasis sont venus signer des ORE directement devant le notaire, maître Aguilar : les écovillages Sainte Camelle et Pourgues, les Coucarels et les jardins de Pitorre, la Ferme Légère, le Centre de l’Aube, le Village du Bel air.
- Lire l’article sur Reporterre : Grâce aux ORE, ils préservent le vivant sur leurs terres pendant 99 ans
- Voir l’article de La Relève et La Peste : ORE : ces écolieux sanctuarisent leurs terres pour protéger le Vivant
Ruralité et oasis : vers une société post-urbaine ?
Pour le moment, les ORE sont principalement utilisées dans les milieux ruraux, où se développent aujourd’hui majoritairement les oasis. Cela implique de déconstruire des habitudes très urbaines de vie, et de s’affranchir de quelques autorités (marchandes et institutionnelles) et déterminismes (écologiques et culturelles). Les oasis seront-elles ces lieux d’une société écologique post-urbaine ? Cette question a été au cœur des échanges de la table ronde « ruralité et oasis », animée par Laurent Burget, accompagnateur en gouvernance partagée à l’Université du Nous, et qui rassemblait Anouk Dupin, membre du Village du Bel Air, Daphné Vialan, accompagnatrice à la Coopérative Oasis, Jean-Michel Bocquet, ancien directeur du MRJC et pédagogue, et Guillaume Faburel, géographe, auteur des « Métropoles Barbares ».
Retrouvez l’intégralité des échanges ici :
En quoi les écolieux participent-ils au renouvellement démocratique ?
Qu’elles se situent en ruralité ou en ville, les oasis cherchent à créer des organisations humaines résilientes où le pouvoir est partagé. Comment, depuis leur propre gouvernance jusqu’au liens qu’ils tissent à leurs territoires et à leur élu-es, ces lieux participent-ils au renouvellement démocratique ? En quoi ces microcosmes servent de laboratoire de nouvelles façons de faire démocratie aujourd’hui ? Laure Noualhat a invité Armel Le Coz, co-fondateur du réseau Démocratie Ouverte, Yann Sourbier, passeur vers la transition – co-fondateur du hameau du Viel Audon, Armonia Pierantozzi, cofondatrice et directrice générale chez Fert’îles et Mathilde Imer, militante écologiste à répondre à cette question.
« Dans les oasis, on est formé par l’expérience à la démocratie », rappelle Armel Le Coz, enjoignant les oasis à créer des listes citoyennes. « En rejoignant le conseil municipal, j’ai découvert qu’on pouvait faire avancer les idées que les gens avaient sur vos propres pratiques. Allez-y, mais sans forcément faire une liste contre le maire qui est là ! », complète Yann Sourbier.« Poussez les partis de gauche à changer de modes de fonctionnement, montrez-leur que ça marche », interpelle Mathilde Imer. « Je suis un peu étonnée, attristée de voir beaucoup de lieux se former aux questions juridiques et financières, mais peu aux dimensions humaines, qui sont pourtant centrales », conclut Armonia.
Retrouvez l’intégralité de la table ronde ici :
Conférence : Fermes collectives : l’exemple de la Ferme des Croquants
Exemple de modèle où le pouvoir est partagé de manière démocratique, celui des fermes collectives. Loric Fereri et Margot Schaad, de la Ferme des Croquants, en Ariège, sont venus nous en parler. « On essaie au maximum de faire du consensus, et si vraiment on y arrive pas, on a constitué un groupe qui s’appelle les Grands Sages, et qu’on peut solliciter en cas de conflits. Pour l’instant, ils sont un peu tristes car ils n’ont pas de boulot », souligne Margot en riant. Le collectif de six jeunes a décidé de s’installer en bio « hors cadre familial », c’est-à-dire sans bénéficier de structures agricoles familiales sur lesquelles s’appuyer. Pour acheter les 32 ha de terres agricoles, le collectif a donc fait appel à Terre de Liens, et monté une structure juridique bipartite qui permet de sortir de la spéculation foncière et faciliterait les départs en cas de besoin.
La suite à découvrir ici :
Conférence : Abdennour Bidar, Les tisserands : relier les personnes qui construisent demain
« Qu’est-ce qui inspire vos oasis ? » a posé d’emblée le philosophe Abdennour Bidar, invité pour l’occasion. « Quelles sont vos sources d’inspiration ? Est-ce que c’est l’oasis qui fait la source ou la source qui fait l’oasis ? ». Le spécialiste des religions, venu chahuter les esprits par 30 degrés, a invité son auditoire à se mettre à l’écoute de ce qui les met en mouvement et en liens, à l’intérieur et à l’extérieur des lieux qu’elles et ils habitent. Et pour cause : « Cette société œuvre malignement à nous isoler de nous-mêmes, à nous désaligner, en nous installant dans une relation de compétition, de rivalité mimétique intériorisée ». Dans un tel contexte, le philosophe salue et encourage le travail des tisserands, (voir l’ouvrage éponyme), qui œuvre à retisser ces liens depuis leurs oasis. « Le combat que nous avons à mener est un combat vers, un combat pour, un combat spirituel et éminemment politique », a-t-il conclut.
Pour voir l’intégralité de sa conférence :
Conférence : Corinne Morel Darleux, Alors nous irons trouver la beauté ailleurs
La politique, l’autrice et militante Corinne Morel Darleux est également venue nous en parler, à l’occasion de la présentation de son dernier ouvrage, Alors nous irons trouver la beauté ailleurs, où elle confie : « Je pensais, il y a 15 ans, qu’il serait plus rapide et plus efficace de prendre la place du gouvernement que d’infléchir sa politique ». Après avoir raconté son parcours d’élue, elle raconte comment elle a finalement choisi de continuer de faire un pas de côté : « Le développement des chaînes d’information en continu, les réseaux sociaux et leur influence ont dévoyé le fait politique. Il s’agit aujourd’hui d’exister, que ce soit en mal ou en bien. » Exister oui, investir le champ politique oui, mais sans s’oublier dans la lutte, ce à quoi invite son ouvrage qui prône « la gentillesse subversive » et la nécessité de trouver des refuges – que constituent souvent les oasis. « Même les adeptes les plus acharnés des luttes collectives en ont parfois besoin, ne serait-ce que pour prendre du recul, du repos, s’écouter dans le silence et regarder le monde de plus loin ». Insistant sur le nécessaire va-et-vient entre repli salutaire et engagement de terrain, l’autrice invite aussi à renouveler nos imaginaires, par la littérature et toutes les formes d’art.
Retrouvez sa conférence ici :
Plusieurs festivals en un seul
La richesse du programme (plus de 130 activités) a permis à chaque personne de se contacter un festival unique et de lui donner la couleur qu’elle était venue chercher : se former, s’engager, faire des rencontres, découvrir l’univers des oasis, poursuivre sa quête intérieur…
L’art, le spectacle et la danse au rendez-vous
La création artistique était au rendez-vous, durant cet événement, avec la présence du groove communicatif de JéDa Pama, de la voix mélodieuse de Juanita Bananas, de deux scènes ouvertes pour découvrir les talents des festivaliers. Dès le premier soir, Brigitte Mesdag, a fait danser le public dans un grand bal mêlant danses en cercle et traditionnelles. La dernier soir, ce sont les participants qui ont enjaillé le festival toute la nuit dans un DJ set ouvert et avec des chants du monde accompagnés de tambours et percussions autour du feu.
L’humoriste Nicolas Meyrieux est venu compléter ce panel avec son spectacle « On sait pas », qui s’adresse aux solastalgiques et écoanxieux de tous bords, mais promet aussi d’éveiller les consciences par le biais du rire : « Normalement, si j’ai bien fait mon travail, tes potes pas écolo entrent dans la salle en pensant à leur prochain voyage en avion, en sortant, ils annulent leurs billets et ils installent des toilettes sèches dans leur immeuble ».
L’espace projection a mis à l’honneur le film Vivre, tout simplement de Valentin Prost sur les porteurs de projet d’oasis ainsi que les 2 premières saisons de la série Cap sur les oasis de Dorothée Adam et Alexandre Satler et qui présente la diversités des oasis en France. Quand au film Un rêve de réalité d’André da Costa, sur le processus d’inclusion vécu par 8 personnes à l’écovillage de Pourgues, il était présenté en exclusivité.
Des ateliers à l’image de la diversité des oasis
Durant tout l’événement, près de 80 ateliers et formations ont été proposés aux festivaliers : permaculture régénérative de l’humain, holacratie, jeu du tao, théâtre-forum intérieur, fonctionnement d’un groupe en constitution de projet, discriminations et oppressions au sein des collectifs, discernement au changement de vie, playfight intentionnel, décarbonation de la mobilité dans les écolieux, anticiper le vieillissement en oasis, fresque de la construction, financement d’écolieux avec peu de moyens, focus sur les sociétés coopératives d’habitants de forme civile, construction en terre crue, l’économie circulaire et solidaire… Un panel d’une richesse à l’image de la diversité des oasis.
« L’enthousiasme des intervenant.esa rayonné tout au long des ateliers et les festivaliers ont eu le difficile dilemme de choisir parmi 12 propositions simultanées ! C’est l’occasion pour certains collectifs d’aller expérimenter des pratiques qu’ils peuvent ramener chez eux. Les festivaliers curieux de découvrir ces modes de vie ont aussi l’occasion de se tester sur quelques heures à des pratiques ou questionnements sur le vivre-ensemble ou le partage de leurs biens. Chacun.e a ainsi l’opportunité de mûrir de nombreux aspects qui questionne pour transitionner vers ce mode de vie », raconte Coralie Darsy, responsable des formations à la Coopérative Oasis et programmatrice des ateliers du festival.
Un format de présentation d’oasis renouvelé
Les présentations d’oasis (plus de 50) ont pris un nouveau tournant cette année, puisqu’elles étaient thématisées : vocation sociale, spiritualité, enfance, construction décarbonnée, transformations sociales, articulations du « Je » et du « Nous », oasis urbaines, jeunes oasis de moins de 2 ans, revitalisation des territoires, autonomie énergétique et alimentaire, transformation de châteaux…
« Le réseau s’est engagé d’une manière extraordinaire cette année, avec des présentations conjointes à 4 oasis qui ont engagé les intervenants à se préparer ensemble en amont du festival. Le résultat fut un tour d’horizon inspirant, avec une belle diversité d’expériences pour creuser chaque thématique en profondeur », raconte Ramin Farhangi, responsable de l’animation du réseau de la Coopérative Oasis.
Des visites des écolvillages de Pourgues et Sainte Camelle, de l’Oasis Poul’Art, de la Matasse, du Cammas blanc, de Tera flor et de Terr’Azïl ont été proposées en parallèle, permettant de découvrir des écolieux de la région.
Tandis que sur l’espace stands, un vingtaine d’oasis se sont relayées pour faire découvrir en permanence leurs activités.
Le parlement des oasis : co-habiter politiquement et localement
De nouveaux formats ont donc émergé lors de ce festival, notamment celui du parlement des oasis. Ce dispositif, proposé par les chercheurs Ewa Chuecos, Victor Babin et Guillaume Faburel, est un espace d’échanges et de débats qui a vocation de faire vivre et nourrir des groupes de travail au sein du réseau des oasis. Il illustre l’alternative au système politique actuel que constitue l’écosystème très varié des oasis.
Chaque thématique a été définie pour accompagner une réflexion en cours ou un sujet de débat interne : imaginaires politiques, lien au local, importance de la recherche en oasis, vocation sociale, légalité et violences systémiques. Les sujets de débats n’ont pas manqué durant les trois jours du parlement des oasis.
« Loin des assemblées où des egos se disputent la palme de la meilleure idée et doivent éteindre les autres pour briller, le parlement des oasis a été un espace de coopération bienveillant, ou chaque prise de parole et chaque expérience individuelle s’est mis au service pour nourrir le commun ».
Quelles perspectives pour l’écosystème des oasis à 10 ans ?
Pour clore le festival, Nora Guelton, responsable de la communication de la Coopérative Oasis, a invité Starhawk, écrivaine et militante écoféministe, Jonathan Attias de Désobéissance Fertile, Audrey Gicquel accompagnatrice de collectifs, et Alfred Decker, permaculteur, à se livrer à un exercice de prospective : à quoi ressembleront les oasis dans 10 ans ? Quel rôle joueront ces lieux dans le contexte des crises écologiques et sociales à venir : celui de lieux de ressourcements ? De bastions de résistances ? Quelle dimension politique voulons-nous créer à l’échelle nationale et internationale ?
« Je pense que le mouvement des écovillages a un rôle à jouer dans la décennie à venir en offrant un terrain d’expérimentation et en développant des outils et des approches à utiliser dans deux nombreux domaines, tels que la résolution des conflits », affirme Starhawk.
« Un jour ma compagne m’a dit : aucun favorable est celui qui ne connaît pas son cap. Et c’est pour cela que cet exercice de prospective est si précieux. En 2034, nous serons dans un isolement social entretenu par un gouvernement, nous serons face à des enjeux de perte des ressources, de raréfaction de la vie (…) En 2034, les oasis permettront un renouvellement agricole, en donnant leurs terres à des jeunes pour qu’ils puissent s’installer. Les oasis joueront un rôle de traducteur entre les gens de la ville et de la campagne. De grands soulèvements populaires permettront ces changements… 2026, 2032, de plus en plus d’habitants reprendront possession de leurs villages (…) et entreprendront des chartes d’usages pour permettre la préservation des ressources dont ils disposent et permettre l’aggradation, qui sera une partie intégrante de nos êtres (…) En 2034, la solastalgie est contrebalancée par une soif profonde d’humanité », raconte Jonathan Attias.
Audrey Gicquel a quant à elle partagé l’utopie de sa communauté de vie, Loutopia, inspirée d’un tour des écovillages réalisé aux Etats-Unis l’été dernier (un livre la présentant est à paraître en juillet prochain, et déjà disponible en pré-commande à cette adresse : https://www.souffledor.fr/livres/6918-la-communaute-loutopia-9782364292680.html)
Enfin, Alfred Decker a souligné un défi qui attend les écovillages dans les prochaines années : celui de l’accessibilité aux personnes porteurs de handicap, à la diversité des profils socio-démographiques et aux minorités. La suite à à découvrir ici :
… Avant de participer à une grande cérémonie de clôture animée par Starhawk, la danse en spirale, autour d’une jarre recueillant les vœux desfestivaliers pour les 10 prochaines années.
Découvrir la vidéo de Starhawk présentant le rituel :
Le budget du Festival
Le budget du Festival Oasis est déficitaire de 11 000 €. Néanmoins nous sommes heureux que le principal bénéficiaire du festival soit le lieu qui nous accueille dans sa si belle forêt et qui propose une cuisine végétalienne au feu de bois pour 750 personnes à tous les repas.
Pour la première fois, le Festival Oasis a bénéficié d’une subvention publique de 5 000 € de la région Occitanie. Mais c’est surtout un évènement auto-financé par les ventes des billets d’entrée aux membres d’oasis et aux personnes sympathisantes. Merci à elles !
Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition, date et lieux à venir !!
Les Bonus du Festival Oasis 2024
Interview exclusive de Starhawk sur les écovillages
L’album souvenir du Festival
Cette année le portfolio du Festival Oasis est l’œuvre du photographe et vidéaste Nicolas Nouhaud.
Les vidéos du festival :






