Les oasis font-elles de la politique ? 2/2

Dans l’article précédent, nous avons vu que les oasis sont politiques, elles portent un message et un acte politique, c’est indéniable. Cela n’empêche pas d’aller aujourd’hui un peu plus loin en explorant trois thématiques de luttes actuelles féministes, contre le racisme et contre la pauvreté, et comment elles se vivent au sein des écolieux grâce au féminisme, à l’inclusion et à la sobriété.
J’en profite pour clarifier que cet article n’engage que moi et non pas l’ensemble de la Coopérative Oasis (ni ses membres ni la structure), et pour remercier la Coopérative Oasis d’ouvrir des espaces pour parler de ces sujets-là.

Une tour d'ivoire

Les oasis : un monde de femmes ?

Il me semble que les oasis attirent en majorité des femmes, comme habitantes, comme visiteuses et comme soutien. Sans avoir de chiffres, j’observe que la proportion de femmes en oasis est très importante, et, parmi elles, nombreuses sont celles qui en sont les fondatrices. Dans les formations que nous proposons à la Coopérative Oasis, on observe régulièrement un pourcentage plus élevé de femmes, tout comme dans les personnes qui investissent leur épargne au service des écolieux.

D’autre part, les processus démocratiques en place dans les oasis aident à soutenir la parole de ces femmes : les tours de parole, les temps pour exprimer son ressenti, l’appel à l’expression des minorités ou des voix silencieuses, permettent de mon point de vue une équité de temps de parole, et une place dans « l’espace public » des femmes dans les oasis plus importante. Sans oublier le fait qu’il existe des écolieux qui organisent également des chantiers en non-mixité, ou des cercles de parole non-mixtes pour aborder ces sujets.

Enfin, les oasis sont des lieux où le “prendre soin” (le care) et la relation, ont une place importante, voire prédominante dans certains lieux. Ces thématiques sont très souvent portées par des femmes dans ces oasis, qui, de fait, prennent des rôles prépondérants dans ces lieux. Je pense en particulier à un lieu comme l’Arche de Saint-Antoine où le sens et le soin apporté aux relations donne de fait aux femmes de la communauté un rôle très important.

Sans compter les lieux féministes et non-mixtes existants, même si bien souvent elles restent discrètes.

Bien sûr, le monde des oasis n’est cependant pas une bulle protégée de toute difficulté. Lors d’un cercle de partage entre femmes en oasis aux Rencontres Oasis 2022 du Vigan, on a pu constater qu’il y a de (rares, heureusement) cas de harcèlement moral et sexuel dans des lieux collectifs. Un lieu a même dû exclure un homme (de passage en wwoofing) pour des comportements inappropriés envers de plus jeunes femmes.

Où sont les personnes racisées en oasis ?

Quand on parle des personnes racisées, les oasis sont encore malheureusement très blanches, et ne renversent pas la tendance.  Le témoignage de Cualli Carnago sur instagram sur ce sujet est particulièrement intéressant.

Les écolieux sont très souvent en milieu rural et ce milieu connaît déjà une sous-représentation des minorités racisées, dont ne sont pas exempts les écolieux. Cualli Carnago pointe du doigt entre autres les préjugés, mais aussi l’appropriation culturelle qui prend place dans certains lieux de manière inconsciente. Quel recul avons nous les uns et les autres dans nos lieux sur les traditions étrangères, venant de pays qui ont connu la colonisation, et la manière dont nous nous approprions de leur patrimoine culturel sans faire référence à cette histoire commune ? Si l’appropriation culturelle vous intéresse, je ne peux que vous conseiller ce magnifique podcast sur ce sujet.

Le monde des écolieux a encore du chemin a faire sur ce sujet, néanmoins, on peut aussi se réjouir de quelques éléments.

D’abord, force est de constater que le concept d’oasis a été initié par Pierre Rabhi, lui-même inspiré de sa culture algérienne et des oasis sahariennes. Ce concept prend donc racine dans la culture africaine, où la simplicité de vie et la recherche d’autonomie tiennent une place autrement plus importante que dans l’Occident moderne, et cela participe sans doute de l’imaginaire émancipateur de ce mode de vie.

D’autre part, concrètement, certains écolieux sont propices à faire vivre ensemble des personnes venant de cultures différentes, et notamment des cultures venant du monde occidental et des personnes venant de pays des Sud. Je pense notamment, et encore une fois, à l’Arche de Saint-Antoine qui accueille des personnes venant d’Amérique Latine à plus ou moins long-terme. Cette cohabitation a également lieu dans de nombreux écolieux qui accueillent des réfugiés, de manière temporaire, pour quelques jours ou quelques mois.

Enfin, je ne compte pas le nombre de lieux qui accueillent des stages pour approfondir ces questions, comme les Rencontres Radicales, à l’Arche de Saint-Antoine. Au niveau européen, le GEN (Global Ecovillage Network) a organisé l’année dernière une conférence qui avait pour thème la place des BIPOCs (Black, Indigenous People of Colour) dans les écovillages.

Je suis heureuse de voir ces éléments et je crois personnellement que cette thématique mérite aujourd’hui d’être portée dans le réseau et je pense que nous avons du travail collectivement pour évoluer sur cette question et faire évoluer la situation.

Est-ce un luxe de choisir d’être pauvre ?

Les oasis ont un rapport à la pauvreté que je trouve assez décalé. Beaucoup de personnes, en venant vivre en oasis, se paupérisent économiquement. C’est peut-être une paupérisation volontaire, mais je l’observe quasi systématiquement. C’est également sans aucun doute une paupérisation économique mais un enrichissement humain, relationnel, environnemental, résilient énorme (par exemple, selon  l’étude RCI-E , 76% des membres des écolieux estiment prendre le temps de faire ce dont ils ont vraiment envie, ce qui est une sacrée richesse de nos jours). Mais cela reste une paupérisation. C’est un affranchissement de la norme de la croissance et du capital économique comme seul indicateur de bonheur et de progrès qui se vit dans les oasis.

Et j’ai envie de saluer cela dans notre réseau. Je ne connais personne qui vient en oasis et qui pense s’y enrichir, ou qui a cet objectif en tête. Bien au contraire, souvent, vivre en oasis, cela implique de changer de métier, de travailler parfois à mi-temps, de mettre ses revenus en commun, de partager des équipements. C’est aussi bien souvent renoncer à ses droits sociaux, et passer par le bénévolat, ou l’auto-entreprise. Le système social actuel ne propose pas de format adapté à la réalité économique de ces lieux. Bref, c’est loin du rêve de l’individu avec sa propriété individuelle et sa course vers la croissance économique personnelle.

Plus encore, beaucoup de personnes qui ont pas mal de revenus ou de capital en arrivant en oasis, font le choix de la solidarité pour acheter avec d’autres qui ont moins de moyen, et abondent plus au moment de l’achat du lieu. Notons d’ailleurs que ce sont souvent les personnes qui ont entre 50 et 70 ans qui font ce choix et soutiennent des familles plus jeunes avec peu de capital. Ces innovations sociales sur un autre rapport à la propriété sont mises en avant par l’étude sur les communs réalisée par Anne Lechêne.

Enfin, ponctuellement mais pas marginalement, les oasis sont nombreuses à être des lieux d’accueil pour des personnes de la rue, qui viennent y passer quelques nuits, et certain·es habitant·es d’oasis viennent de milieux défavorisés.

Cependant, les oasis sont des lieux où l’on trouve beaucoup de personnes qui ont un capital social, culturel et économique qu’on ne peut pas considérer comme défavorable ou défavorisé. Pour beaucoup, vivre en oasis est un choix, une liberté et un luxe qu’un grand nombre de personnes ne peuvent pas s’offrir.

Personnellement, je suis venue vivre en oasis après avoir eu un diplôme d’une grande école de commerce, et avoir travaillé quelques années. Mes parents sont à l’abri du besoin sans être riches et si j’ai un problème, et que je dois quitter ce mode de vie, je sais que je saurai retomber sur mes pattes, qu’au pire du pire, je pourrai retourner chez mes parents, leur demander de l’aide. Et je pense que c’est le cas pour la grande majorité des personnes en oasis, qui font le choix de vivre en oasis, sobrement, et peuvent changer d’avis relativement facilement.

Le risque de « tout plaquer et vivre en écolieu » est parfois sous-estimé du fait de l’homogénéité sociale des personnes qui vivent en oasis.

Certains projets comme MasCobado, un habitat participatif à Montpellier, ont réussi à créer une réelle diversité sociale, culturelle, et à construire le projet avec des personnes venant de conditions sociales et économiques très différentes. Cette réussite vient également de la possibilité d’impliquer un bailleur social dans le projet, qui a permis au projet de bénéficier de prêts très avantageux, et à des personnes venant de classes sociales dites « pauvres », ou à des personnes en situation de handicap, de participer pleinement au projet.

Pour que cette inclusion soit possible plus largement, il nous faut prendre cette question à cœur et continuer à partager nos idées sur le sujet. Je trouve intéressant le point de vue de Myriam Bahaffou dans ce podcast, qui parle d’un certain snobisme écolo, qui peut rendre ces lieux difficiles d’accès à certaines personnes.

Se décentre-t-on trop du sujet de l’écologie ?

Alors on me répondra, oui mais nous on lutte déjà sur l’écologie, on peut pas lutter sur tout, on peut pas tout faire !

Oui, c’est vrai. Et merci déjà pour tout ce qui est fait dans les écolieux, sur l’écologie, sur la démocratie, l’économie, et sur tout un tas de sujets. Mais tout ce qui est déjà fait, et toutes les difficultés que l’on rencontre au quotidien dans ces lieux (et je sais qu’elles sont nombreuses !), ne doivent pas nous empêcher de garder notre esprit alertes et de continuer à évoluer.

Les luttes sont liées, se croisent, et s’entrecroisent. Le féminisme ou l’écologie ne sont pas dissociables de la lutte contre les discrimination raciales, ou des rapports de classe. L’écologie c’est aussi se battre pour les minorités, pour la diversité, c’est aussi prendre en compte les différences sociales. Il y a un continuum dans les violences, et on ne peut pas les séparer indéfiniment.

Si on laisse ces sujets à l’écart, si on les occulte, et qu’on les juge comme mineurs, secondaires, si on ne prend pas l’ensemble de la question en considération, je pense qu’on crée un château de cartes, et que nous construisons nos projets sur du sable.

Je ne demande pas à notre mouvement d’être exemplaire en tous points. Je crois même que cette image de papier glacé, de perfection, et de supériorité morale qui peut transparaître nous dessert. Les écolieux sont imparfaits, sont pleins de failles.

Reconnaissons-le, communiquons dessus, et essayons de nous améliorer, un pas à la fois, et ensemble.

Et vous, vous en pensez quoi ? Si vous avez envie de partager votre point de vue sur la question ou vos expériences sur ces sujets, envoyez moi un mail ou postez un commentaire sous cet article.
Daphné Vialan est accompagnatrice à la Coopérative Oasis sur les questions humaines et le vivre-ensemble. Si votre groupe est touché par ces sujets, vous pouvez vous faire accompagner.

Pour aller plus loin

Vire en écolieu, est-ce du greenwashing personnel ?

Encore plus de conseils pour celles et ceux qui vivent ou souhaitent vivre oasis dans le livre Vivre ensemble en écolieu écrit par Daphné Vialan, accompagnatrice à la Coopérative Oasis sur le volet humain.

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7 réponses

  1. Merci pour cet article très pertinent auquel je souscrit pleinement, un projet d’oasis, c’est lourd et léger à la fois …en tout cas c’est prenant et c’est presque stressant car il s’agit bien de rechercher des réponses pour les égarés que nous sommes…égarés par ce capitalisme qui a finalement été expert en manipulation depuis ses débuts. Maintenant que la raison d’être est claire (paradigme compatible avec le vivant , avec une planète limitée et en partie déjà détruite ou sérieusement pillée, compatible avec une évolution spirituelle indispensable pour y arriver etc…) , que la barre est à la hauteur des enjeux, c’est à dire très élevée, il me semble que cela fait déjà beaucoup ! Il est temps que des liens soient créés entre oasis et « société civile classique » pour faire multiculturalisme et au passage mieux valoriser la raison d’être pionnière des oasis (pionnière ne veut pas dire aboutie ou parfaite) qui constituent un pas en avant important, que sera le deuxième pas …je ne sais pas, il se prépare sûrement. La paupérisation évoquée est parfois rude, ressemble plus à une situation post effondrement choisie (plus ou moins), qu’à une décroissance en toute conscience, sobre et heureuse dans la durée.
    Les postures ou choix sont souvent trop ambitieux, pour certains en tous cas. Nous avons tous.t.es une plasticité culturelle mais elle a tout de même une limite, ne sous estimons pas nos conditionnements de privilégiés, individualistes, en sécurité matérielles etc…même si nous voulons changer… attention à trop d’ambition.
    Mon point de vue est que l’effort peut aussi venir maintenant des collectivités, des élus locaux, pour mieux comprendre cette raison d’être changer d’attitude, mieux en voir l’intérêt territorial et culturel. Les habitants sympathisants des environs peuvent aussi jouer une rôle d’interface politique pour faire naître de nouvelles énergies, de nouvelles reconnaissances. Les alertes écologiques sont ressenties par la majorité maintenant, aller vers cela est plus facile que vingt années en arrière. Les oasis portent beaucoup…maintenant nous savons que cette charge comme le reste doit être mieux partagée. Si le mouvement doit changer d’échelle il faut plus de médiation culturelle pour élargir les cercles, la question des droits culturels devrait faciliter tout cela, tels des outils universalistes de rapprochements.

  2. Ce sont surtout des considérations politiques qui me semblent « manquer » au dispositif…c’est peut-être ça la deuxième marche ?!!!

  3. Merci pour ce sujet des classes sociales en écolieux. Les écolieux sont pour la plupart encore basés sur l’achat et non la location. Qui dit achat, dit argent. Qui dit rénovation, dit argent. Donc, pour résumer, oui, les écolieux ne restent accessibles qu’aux couches de la population qui gagnent suffisamment d’argent dans le système. Puisqu’on sait que pour vivre en écolieu, il faut au minimum continuer à travailler à mi-temps (dans le système). Croire qu’on puisse être complètement autonome à l’heure actuelle en oasis, sans un apport du système est un leurre. Même si c’est le but. Ou alors qu’on me dise quel oasis… ? Mais j’espère donc qu’on y arrivera un jour.

  4. Merci pour ce bel article. 2 remarques:
    Sur la place des femmes, la Ferme Légère ne correspond pas à ce que tu décris. Les femmes y sont minoritaire depuis peu après l’installation et ce malgré nos efforts pour intégrer et faire de la place aux femmes. Pire, on a toujours pas identifié ce qui produit ce déséquilibre.
    Concernant les personnes racisées, il y a un élément d’explication assez clair: l’écologie est un concept très occidental. Le fait d’avoir grandi dans la consommation et d’en être rassasié voire écoeuré nous permet plus facilement d’y renoncer. Les personnes racisée on souvent d’autres soucis que l’écologie. Celles qui sont pleinement intégré dans la société et avec un bon capital social sont peu nombreuses, donc peu nombreuses aussi dans les écolieux.

  5. J’apprécie l’article de Daphné Violan sur la vie dans les oasis.
    Il est vrai qu’il y a peu « de gens de couleurs » et bien des besoins non satisfaits chez une population de femmes seules. Des personnes aussi dans la précarité, sans parler de toutes les personnes n’ayant pas forcément de connaissances des différents outils de développement personnel. Que faire de ces personnes? Faut-il les exclure encore davantage sous prétexte qu’elles peuvent mettre un collectif en difficulté ( ce qui est une réalité). Je pense que les exigences de vie en écolieux ne permettent pas toujours aux plus démunis ( matériellement comme intellectuellement) d’intégrer facilement un collectif alors que les besoins sont là. Cependant la vie des oasis évolue avec le temps, s’adapte, se transforme et tout reste ouvert et possible.
    Merci néanmoins de souligner que ce n’est pas un mode de vie idyllique mais un lieu où il y a conflits, quelquefois violence, un lieu d’apprentissage et d’évolution constante. Et tant mieux si ces lieux se multiplient car c’est par l’expérimentation que notre monde peut changer.

    Myriam Livolant

  6. Bonjour,
    Mon autorisation n’a pas été demandée pour l’utilisation de mon comic strip.
    D’autant que cet article parle beaucoup de l’Arche saint Antoine comme un lieu accueillant. Or, j’y étais pendant les Rencontres Radicales, et je peux témoigner du racisme qui imprègne ce lieu et de personnes racisées vulnérables y vivant concernées par la violence du lieu (sans parler des violences sexistes).
    Il ne suffit pas « d’accueillir » des personnes du sud ou des exilés pour être un lieu safe. Encore la bonne parole blanche. Vous ne comprenez pas que des enjeux de dominations se recréent même lorsque vous jouez aux sauveurs blancs.
    Décoloniser son esprit, en tant que personnes blanches devrait être une priorité. Le racisme est un problème de Blancs comme dirait Reno Eno Lodge, et vous avez à travailler en profondeur, à vous éduquer sur les questions, et cela ne peut pas se faire en restant entre vous. Je ne crois pas que les oasis et les communautés soient la solution d’une écologie decoloniale, car pendant ce temps-là, les mêmes restent en ville dans des environnements très betonisés, et c’est ceux là qu’il ne faut pas abandonner (voir Fatima Ouassak, une écologie pirate). Il faut changer de l’intérieur le milieu urbain par des luttes, et les concerne.e.s luttent déjà, de pair contre le capitalisme et l’extrême droite.
    Je me désolidarise de ce qui est dit de l’arche saint Antoine, ce n’est PAS un lieu safe pour les personnes racisées.

    Cualli Carnago

    1. Bonjour Cualli, Merci de ton message et ta prise de position claire. Je t’ai contactée sans succès via ta page insta où j’ai trouvé ton strip, je suis désolée si trouver ton strip sur cet article après coup t’a gênée. J’entends ce que tu dis sur l’arche, et je le comprends, merci encore une fois d’exprimer ton point de vue (et plus globalement de faire avancer le débat sur ces questions !). Est-ce que tu veux qu’on retire le strip ?
      Bonne journée,
      Daphné

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Daphné Vialan

Daphné Vialan

Daphné Vialan est passionnée par la vie en collectif et le vivre-ensemble. Elle a habité plusieurs années à l’Arche de Saint-Antoine, et habite maintenant au sein d’un collectif en formation au Nord d’Agen.

Elle accompagne des collectifs à prendre soin de leurs relations au sein de la Coopérative Oasis.

Son expérience personnelle, alliée à ses multiples formations (CNV, gouvernance partagée, dynamique de groupe, transformation constructive des conflits, Processwork et Clean Coaching) font de son travail une combinaison unique qui réunit le cœur et la tête.

Ludovic Simon

Ludovic Simon

Ludovic habite à Saillans, dans la belle vallée de la Drôme, au sein d’un écohameau où il a autoconstruit sa propre maison en ossature bois.

Passionné par les dynamiques de coopération et de gouvernance partagée, il est investi dans différents projets collectifs dont l’école Montessori « Que la Joie Demeure » qu’il a présidé pendant 6 ans.

Entrepreneur dans sa vie d’avant, il a cofondé plusieurs initiatives coopératives et associatives, dont une entreprise en gouvernance partagée dans le domaine de l’emploi (8 salariés) et un tiers-lieu de 3000 m² à Nantes (La Cantine).

Il a accompagné plus de 100 écolieux en projets ou existants depuis 2021.

Ramïn Farhangi

CooperativeOasis_Ramin_Village de Pourgues

Après une première expérience comme consultant en stratégie auprès de directions générales, Ramïn s’est tourné vers l’éducation pour agir sur les enjeux sociétaux à la racine.

Il a d’abord enseigné au collège et au lycée, avant de fonder une école Dynamique à Paris en 2015 puis l’écovillage de Pourgues en Ariège en 2017. Cette expérience l’a conduit à transmettre et accompagner d’autres collectifs.

Depuis 2018, il a formé plus de 250 personnes et accompagné plusieurs projets sur les questions de raison d’être, gouvernance, organisation et transformation des conflits.

Coralie Darsy

Portrait Coralie Darsy

Après quelques années d’ingénierie dans l’eau et l’environnement, Coralie a été éducatrice Montessori.

En 2021, elle devient bénévole à la Coopérative Oasis pour lancer la Pépinière Oasis, puis rejoint pleinement l’équipe en 2022 pour coordonner les formations.

 

Mathieu Labonne

Mathieu a été chercheur sur les changements climatiques puis consultant en gouvernance carbone avant de diriger l’association Colibris de 2014 à 2020, où il a initié et coordonné le projet Oasis. Il a alors co-fondé la Coopérative Oasis dont il est président directeur général.

Mathieu est également impliqué dans plusieurs lieux : coordinateur du Centre Amma/la Ferme du Plessis, fondateur et représentant légal de l’écohameau du Plessis et fondateur et ancien président de la coopérative CitéCoop qui gère plusieurs tiers-lieux à Paris.

Au fil des années, il a contribué à l’émergence de plus d’une centaine d’oasis et développé une connaissance approfondie des différents modèles, juridiques comme humains.

Mathieu est un accompagnateur hors pair pour aider à la structuration et au développement de projets collectifs.