Ici, on reconnaît qu’il y a un problème, et on essaie de faire quelque chose, soit à deux, en se parlant, en faisant une médiation, soit en groupe, avec des outils comme le cercle restauratif, ou des cercles de parole.
L’idée ici, c’est de retrouver au plus vite l’harmonie en ouvrant toutes grandes nos oreilles, et surtout en mettant nos oreilles de girafe comme on le dit en CNV, c’est-à-dire ces oreilles empathiques qui me permettent de me mettre à la place de l’autre.
Les limites que je vois à cette méthode ? Ces méthodes demandent un temps conséquent, et des personnes qui ont l’habitude de s’exprimer “en CNV”, ou, a minima, d’avoir une certaine maturité, d’avoir travaillé sur soi. Ces processus fonctionnent très bien dans des collectifs très matures, avec des individus très conscients d’eux-mêmes, de leurs ombres et de leurs lumières. Dans des collectifs plus jeunes et/ou avec des personnes qui ont peut-être fait un peu moins de travail sur eux, ces processus prennent énormément de temps pour un résultat qui n’est pas toujours au rendez-vous.
Bref, cela peut être une méthode “élitiste” pour traverser les conflits, qui demande beaucoup de temps et de ressources.